Le Journal La Guardian l'a annoncé ce jour: PartyGaming, groupe de jeux de paris en ligne, vient de fermer discrètement son site aux joueurs français depuis vendredi, sans en informer ses investisseurs. Trois jours seulement après avoir vendu 123 millions de parts.
Son Rival 888 et d'autres concurrents, se voient également dans l'obligation de devoir freiner leurs efforts pour intégrer le marché français. Toutefois, les autorités de Paris ont demandé à interroger les dirigeants de près de 20 sociétés, PartyGaming non incluse, concernant la légalité de leurs activités marketing en France.
Cette attitude de la part de la France fait suite au lynchage qu'a lancé le département de la Justice américaine depuis l'été dernier à l'encontre des groupes de casinos en ligne domiciliés dans des paradis fiscaux. La position de la France entre donc en totale adéquation avec les décisions de l'Union Européenne concernant les lois des paris sur Internet, dont la plus part des opérateurs sont localisés dans des paradis fiscaux risquent aujourd'hui de recevoir une condamnation de la part de la Cour de Justice Européenne.
Une source de l'industrie a estimé que la France pourrait récupérer entre 5 et 10% des revenus de PartyGaming suite à la fermeture de ses activités américaines l'automne dernier. Une autre pense que la France doit récupérer moins de 5% des revenus ou PartyGaming serait obligée de faire une OPA à la Bourse. La société fut l'un des premiers opérateurs à fournir des services de paris en ligne via un site en langue française. L'été dernier, cette dernière avait acquis la société Gamebookers, également localisée en France. Les professionnels de cette industrie n'hésitent pas également à préciser que les activités des groupes de paris en lignes menaçaient surtout les loteries nationales du fait de leur fort potentiel de croissance.
Cette fermeture de site est toutefois intervenue le jour où les convocations auprès des autorités françaises ont été reçues par les opérateurs en ligne. Parmi les dirigeants contactés, on y trouvait Unibet, qui avait réussi à ciblé le marché français à travers son Mr Bookmaker. Bien que les autorités ayent fait comprendre à ces derniers qu'il ne s'agissait que d'interrogatoire, il semble clair que cette approche puisse débouchée sur des arrestations.
Septembre dernier, les fondateurs de Bwin, Manfred Bonder et Norbert Teufelberger, ont été arrétés par la police française lors d'une conférence de presse qu'ils donnaient pour sponsoriser le club de foot de l'AC Monaco et se trouvent depuis en prison pour 3 ans pour infraction aux lois relatives aux jeux de paris en ligne qui interdisent la publicité.
Visiblement, la chasse aux sorcières est lancée!!!! |